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Je préfère vous le dire tout de suite les gros, j’ai trouvé un travail, cette chose qui va me permettre de vendre cette ressource limitée qu’est mon temps en échange de cette ressource illimitée (attention les gros on parle théorie, accroche toi) qu’est l’argent. C’est chose faite, j’ai désormais un #pricetag (hashtag pricetag lol), la société peut m’accepter : je connais désormais la valeur d’une heure de ma vie (onze euros).

Rassurez-vous ça vaut grave le coup cette histoire de prostitution intellectuelle anyway ces derniers temps tout ce que faisais c’était lire des chefs d’œuvre et écouter des podcasts sur l’internet américain, en somme rien qui ne puisse contribuer de près ou de près au rayonnement de mon pays. Non clairement ce qui me fait grave chier c’est surtout l’histoire du dress code et j’aime autant vous dire que les réflexes vestimentaires ont la vie dure. Hier en rentrant du bureau (lol on dirait j’ai trente cinq ans c’est chaud), je suis repassée chez moi me changer parce que je devais dormir chez la Princesse et que bon mettre deux jours de suite les mêmes fringues direct ça fait la vieille meuf. Bon sauf que walà dans la précipitation je n’ai pas pensé que ma tenue devait faire double emploi : soirée swag ET représentation intellectuelle de salariée le lendemain matin. Et une fois dans la rue moi je m’ambiance, j’ai un CDD han nanana, jusqu’à ce que BIM y’a le miroir de la boulangerie, le réflexe bête je me mate et là j’aurais trop voulu qu’on m’envoie le smiley terreur celui que t’envoie quand tu es trop transée par quelque chose (le mec est bleu et il transpire c’est mon préféré). J’étais fringuée comme une bohémienne de 14 ans, une bohémienne qui heureusement se serait lavé les cheveux, et qui posséderait un titre de séjour en règle mais une grosse clodo quand même (et là les internets s’affolent parce que j’amalgame de ouf les roms et les sans domicile fixe – calmez vous les gros c’est juste pour la rigole). Or soyons honnêtes, la seule excentricité que j’ai envie de me permettre en ces temps de chômage structurel, c’est un pin’s Sidaction au revers de ma jaquette (avoue t’imagine j’ai une jaquette pour de vrai et tu kiffes).

La morale de cette histoire, c’est que quand on signe un contrat de travail, il ne faut ne pas négliger le contrat psychologique qui va avec « Nous nous engageons à sponsoriser ta bouffe ton toit tes Aperol spritz et tes vacances à Lisbonne , et toi tu t’engages à être une grosse bitch qui nous donne ton temps ton style et ton jus de cerveau pour onze euros de l’heure, merci de signer en bas à droite. Allez c’est good, tu peux aller fêter ça avec tes autres potes esclaves merci bonsoir à demain matin neuf heures. »

Retenez ton souffre les gros, la Princesse m’a prêté sa jupe grise, je ne serai donc pas virée aujourd’hui pour débordements vestimentaires.

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