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C’est vraiment le genre de remarque que je n’ai pas envie d’entendre quand je sors de chez le coiffeur en me disant que 1) je peux tirer un trait sur ma vie sociale et que 2) mon fer à lisser est définitivement le meilleur investissement de ces deux dernières années.

C’est vraiment le genre de remarque que j’ai du mal à prendre au sérieux de la part de la Baronne et de ses trois mètres cinquante de matière capillaire.

C’est vraiment le genre de remarque qui m’oblige à constater le drame tous les trois mètres en scrutant mon reflet  sur à peu près n’importe quel support mis à ma disposition par les urbanistes (les vitres du métro, honnêtement c’est l’enfer).

La vie vaut-elle encore la peine d’être vécue ? Je ne sais pas (je vais réfléchir à ce problème).

 

 

7 réflexions sur “« Mais si, ça te va bien »

  1. Ne jamais JAMAIS se faire couper les cheveux par les berlinois (et les shleu par extension) (jeu de mot, mouahahaha)
    c’est une princesse qui m’a appris ca

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  2. Chère Princesse,

    Il y a peu, alors que j’affrontais une épreuve similaire à la vôtre, vous m’avez donné un conseil précieux : « une bonne queue de cheval, et hop ? ». Je ne saurais que vous retourner la pareille… Chez H&M, les élastiques, cela ne coûte pas cher.
    Je compatis.

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  3. J’suis arrivée une bonne demi-heure
    plus tôt que l’heure d’mon rendez-vous
    le temps d’être sûre de la couleur
    pour ne pas regretter après coup
    le temps d’fouiller dans les revues
    pour découvrir Claudia Schiffer
    les bras en l’air à moitiè nue
    bien entendu belle comme un coeur
    c’est alors que j’ai eu un flash
    j’ai dit « c’est comme elle que je les veux »
    mon vieux faut pas que tu me les gâches
    ce soir je vois mon amoureux
    j’ai insisté sur la longueur
    y a dit « du calme chère cliente
    soyez tranquille, ayez pas peur
    je vais vous rendre époustouflante »
    il a dit je connais mon art
    laissez-moi faire, vous allez voir
    je vais vous faire un look d’enfer
    on va vous prendre pour une star
    il semblait tellement convaincu
    que je lui ai dit « je te fais confiance »
    j’ai pris place avec ma revue
    en essayant d’garder l’silence
    morte de trouille avec ma cape
    et ma serviette autour du cou
    j’ai subi la fameuse étape
    du casque de bain avec des trous
    messieurs vous avez pas idée
    vous qui passer chez le barbier
    vous faire donner un coup d’ciseaux
    avant d’retourner au bureau
    de ce qui faut que l’on endure
    et de combien on s’humilie
    lorsque l’on risque notre chevelure
    comme s’il s’agissait de notre vie
    aux mains de c’que l’on appelle une « tante »
    qui jure que l’ovale de notre visage
    exige telle ou telle permanente
    et puis tel ou tel balayage
    oui vous qui n’êtes que témoin
    de notre retour hystérique
    la tête comme une botte de foin
    et l’porte-feuille anorexique
    vous qui avez la lourde tâche
    de réprimer votre fou rire
    pendant qu’on s’cache
    dans la salle de bain et qu’on refuse de sortir
    j’en était donc au casque affreux
    qui me retombait sur les yeux
    quelle fa^cheuse position
    pour apercevoir dans le salon
    ma grande voisine de six pieds un
    avec sa jupe et son parfum
    qui s’en vient s’écrier « salut
    Lynda j’tai presque pas r’connue »
    puis j’ai eu droit au bigoudis
    « c’est juste pour donner plus de corps »
    que la fofolle m’avait promis
    avant que je passe au séchoir
    il avait simplement omis
    d’me dire que j’aurais l’air d’avoir
    d’la parenté en haiti
    c’était crépu quelque chose de rare
    enfin comble de désespoir
    les mèches blondes sont sorties rousses
    le tour d’oreille fait au rasoir
    fallait que j’attende que ça repousse
    ce qu’y a pire dans mon histoire
    c’est qu’après mon passage à la caisse
    j’ai dit « merci beaucoup, bonsoir »
    comme la reine des épaisses
    je suis revenue en beau maudit
    epoustouflante qu’il m’avait dit
    ben pour epoustoufler ça oui
    j’époustouflait en jésus Christ
    je me suis étudiée dans le miroir
    en petite culottes en levant les bras
    j’ai jamais réussi à voir
    la ressemblance avec Claudia
    j’ai annulé mon rendez-vous
    de peur qu’le gars soit asthmatique
    y aurait pu crever sur le coup
    a peine passé le portique
    j’ai juré que plus jamais de ma vie
    j’aurais recours à un expert
    au diable l’art, vive les tony
    les beaux permanents de ma mère

    Paroles et Musique: Lynda Lemay 1999

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