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1) Je vais à la piscine et je croise immanquablement (rayer la mention inutile) un ancien collègue chauve/un camarade de promo à qui je n’ai jamais vraiment parlé/ta mère/Daniel Brühl. En général, j’ai un vieux bonnet bleu sur la tête et un pullboy entre les cuisses (le crawl sans les jambes c’est ma passion), autant dire que je pourrais me lancer dans une brillante  analyse de la Critique de la raison pure, j’aurais quand même l’air teubé.

Cette fois-ci j’ai croisé mon ancien prof de yiddish (au collège, je n’avais pas d’amis) dans les douches (elles sont mixtes, du coup personne ne se met tout nu). J’ai dit quelque chose de bête à propos de mon après-shampoing, il n’a pas su quoi répondre, on était gêné, j’ai dit que bon j’allais me mettre à l’eau, il a dit mais vous en venez, j’ai dit ah oui c’est vrai, on était à nouveau gêné, du coup j’ai fait une blague sur mon maillot de bain, je me suis enfoncée, et ce brave homme a mis un terme à mon agonie en me souhaitant une bonne continuation.

Wanted : my brain.

2) Je perds mon portefeuille/mes clés/mes gants/ta mère au Monoprix de la Motte-Piquet Grenelle. La dernière fois que je suis allée le chercher, j’ai fait salut et j’ai même pas eu le temps de finir ma phrase parce que Claudine Réclamation m’a reconnue (je suis une star au Monoprix : la classe) et m’a tendu illico ma pochette rayée orange et bleu. Je me disais bien que c’était vous, elle m’a fait comme si c’était ma mère (honnêtement, ma mère est plus belle notamment parc qu’elle ne porte pas des chemisiers en lycra), c’est pas la première fois hein. Elle a rigolé, j’ai senti qu’elle me jugeait, j’ai voulu la juger aussi mais j’ai pas trouvé de raison, alors à la place j’ai fait merci Madame, et comme quoi je ne le ferais plus.

Sauf que je l’ai refait. Je suis allée acheter des collants (il fait trop chaud mais je suis obligée d’en porter parce que je me suis copieusement rétamée en vélo, et depuis j’ai un œdème de 30cm de diamètre sur mon mollet droit), et j’ai ai profité pour vider tout mon sac, sortir mon portefeuille, ranger mon portefeuille, et oublier mon passeport à la caisse (un document dont j’aurai vraisemblablement l’utilité aujourd’hui même pour prendre l’avion et retourner chez moi).

Le Monoprix de la Motte-Piquet Grenelle est officiellement ma deuxième famille, celle dans laquelle je suis la cousine gentille mais un peu limitée que personne ne veut dans son équipe de Trivial Pursuit.

Mais ça va, je le vis bien (merci).

6 réflexions sur “Quand je suis à Paris, il y a deux trucs qui ne ratent jamais :

  1. je suis sure que la gerante du monoprix ne saurait pas faire une brillante critique de kant, d’ailleur je suis bien persuadee qu’elle ne sait pas non plus nager le crowl avec un pullboy : tu peux la JUGER a ton tour !

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