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les choses chouettes à propos de Berlin.

Comme elles ne sont pas super branchées ni saucisses (entre nous : ça m’ôte une belle épine du pied) ni drogues dures (même remarque), j’essaye de les saouler autant que faire se peut divertir du mieux possible. C’est la raison pour laquelle j’ai tenu à les emmener hier soir au vernissage d’un type inconnu (note pour plus tard : s’il avait été connu, je n’aurais certainement pas pu incruster la planète entière boire du sekt à l’oeil).

[assomption élitiste et mesquine totalement dépourvue de fondement] Vous n’avez sûrement jamais été à un vernissage à Berlin. Ca n’a rien à voir avec un vernissage à Paris (d’ailleurs rien qu’en comparant mentalement, je lole) : il y a des Tucs et des bretzels, du vin rouge dans des bouteilles qui n’ont pas de bouchon en liège (si) et personne ne fait semblant d’avoir des choses à dire sur les oeuvres exposées (tout le monde s’en fout des oeuvres, il y a les mêmes tous les dimanches à Mauerpark). Bref, ce n’est pas trop trop coinceduc.

Pour l’occasion, j’avais décidé de rigoler un peu en faisant comme toutes ces connasses de hipsters qui vont à des vernissages (oui, celles-là mêmes)(‘tain j’ai oublié de m’instagrammer) : j’ai donc fait du mieux que j’ai pu pour me fringuer comme une clodo. Une robe un peu léopard (si), un vieux pull péruvien avec des trous sous les bras spécial j’en ai rien à foutre de mon look (il est vraiment péruvien puisque mon ex (celui qui mange des carottes) me l’a ramené d’Argentine), une ceinture dorée avec un noeud (si), un châle en laine avec des grosses fleurs (si) et un manteau de ma grand-mère estampillé élégance 1976. J’avais même pensé à me faire un palmier sur la tête avec un chouchou orange fluo.

Bref, j’avais l’air d’une conne grosse conne.

Eh bien figurez-vous que même avec tout cet attirail, j’ai été battue haut la main par Marcel Monocle et son caniche arc-en-ciel (un être humain qui aurait été bloqué dans les plus sombres années fashion de l’époque victorienne) ainsi que par Ursula Prix de Diane (un être encore un peu humain mais plus trop qui abuse des couvre-chefs dégueulasses audacieux et de la chirurgie esthétique faciale).

Du coup avec Louloute et ma cousine, on a bitché à gogo, on a dit comme quoi les photos exposées elles étaient [biiiiiiiip], comme quoi comment ils [biiiiiiiip] pour [biiiiiiiip] et que vraiment [biiiiiiiip]. Après on est allé réclamer du vin, on a bitché encore un peu, et on est parti.

Maintenant, la terre entière me hait (mais ça va, ça me dérange pas trop).

8 réflexions sur “J’ai la lourde mission de faire découvrir à Louloute et ma cousine

  1. J’ai essayé de construire une image mentale de ton déguisement. J’ai perdu 2500 neurones environ sur le peu qui me restaient (je ne te remercie pas). Pour finalement ne pas y arriver (cela relève du surnaturel).

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  2. Mais non, pas la Terre entière, moi je vous adore, même si je perds aussi le peu de neurones qui me restent encore à traduire dans mon langage…
    Remarquez, c’est pour le vôtre que je vous adore !
    Dommage pour le palmier sur la tête avec un chouchou orange fluo 😀

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  3. [\quote] « j’ai donc fait du mieux que j’ai pu pour me fringuer comme une clodo »[\end quote].

    Je n’avais pas remarqué… et vous ai trouvé originale et gaie comme à votre habitude…
    Merci de l’incruste et ravi de vous avoir revu dans cette belle ville …

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